| En chemin, je rencontre Marie et Charles. Nous nous engageons tous les trois dans la rue de l'église, passons devant l'asinerie de M. Esel où nous ne pouvons nous empêcher de caresser l'ânon né il y a trois semaines à peine. |
|
|
La forge d'Eugène Schmitt se trouve juste à côté. Ce
dernier est justement en train de forger un fer à cheval. Son aide maintient le
postérieur gauche d'une jument. Le maréchal place le fer rouge sur le sabot qui
grésille et fume. Après avoir refroidi le fer dans un baquet, il le fixe avec des clous.
"Maman demande quand vous pourrez ferrer notre cheval, monsieur Schmitt." "Amène-le moi cet après-midi, après déjeuner, Emma", répond le maréchal. |
Le forgeron travaille dans sa forge pour fabriquer des fers à cheval, des cercles de roues, de tonneaux, etc. Il fait chauffer le fer dans le feu jusqu'à ce qu'il rougisse. Il prend le fer avec une pince, le pose sur l'enclume, puis frappe dessus pour le plier ou lui donner une forme. S'il n'est plus assez chaud, il le remet au feu. Ensuite il refroidit le fer dans un seau d'eau. Le métier de forgeron a pratiquement disparu: les outils sont maintenant fabriqués en usine par des machines. |
|
Devant l'école, les enfants sont rassemblés pour écouter "s'Lisel" qui, comme tous les matins, sauf le dimanche, lave le linge des bourgeois au lavoir municipal. Avec un peu de savon, une brosse, un battoir, Lisel frotte, bat le linge sur la waschbratt tout en chantant en dialecte toutes les chansons de son répertoire. Dans quelques instants, d'autres lavandières vont la rejoindre et ce sera une véritable cacophonie! |
![]() |
|
Tiens! Voilà Bèri, le colporteur. Sûr qu'il va encore en profiter pour obtenir une bise de la belle Lisel en échange de quelque babiole: un taille-crayons, une boule de bleu ou une pince à linge à ressort! |
| "Oh, regarde les cigognes sur le toit de l'école!
Elles préparent leur nid!" s'exclame Marie. "Elles nous porteront peut-être bonheur au Certificat d'Etudes" ajoute Charles en souriant. |
![]() |